jeudi 26 avril 2007
Elle s'appelait Sarah
Note de l'éditrice : "Paris. 2002. Julia Jarmond, journaliste américaine, est chargée de couvrir la commémoration du Vel d'Hiv. Découvrant avec horreur le calvaire de de ces familles juives qui furent déportées à Auschwitz, elle s'attache en particulier au destin de Sarah et mène l'enquête jusqu'au bout, au péril de ce qu'elle a de plus cher.Paris. 16 juillet 1942. A l'aube, la police française fait irruption dans un appartement du Marais. Paniqué, le petit Michel se cache dans un placard. Pour le protéger, sa grande soeur l'enferme et emporte la clef, en lui promettant de revenir. Mais elle fait partie des quatre mille enfants raflés ce jour-là.
Tatiana de Rosnay ne craint pas d'attaquer de front une page sombre de l'histoire française.
Une oeuvre bouleversante qui participe du devoir de mémoire".
Mon appréciation : mis en regard, les deux destins de Sarah et de Julia, nous touchent autant qu'ils nous interpellent.
Sarah, enfant-courage dont l'histoire ne peut laisser aucun lecteur insensible. Personnage-clé, à la fois témoin et victime de l'horreur, déportée, arrachée à ses parents, coupable seulement d'avoir été juive. Son réflexe de protection à l'égard de son petit frère se transformera en cauchemar insoutenable.
Julia, 45 ans, mère d'une adolescente, femme sensible et en quête de vérité tant dans sa profession que dans sa vie personnelle. Avec opiniâtreté et exemplarité, elle rassemblera les pièces de ce puzzle que 60 années ont éparpillées, révèlera les faits et un secret longtemps gardé à ceux qui ne savaient pas, aidée en cela de façon inattendue par quelque membre de son entourage.
Ses découvertes bouleversantes transformeront non seulement son couple et le cours de sa vie, mais aussi celui de deux familles dont le dénominateur commun est Sarah.
Un roman écrit d'abord avec le coeur, dénonçant cette douloureuse page de l'histoire française que fut la rafle du Vélodrome d'Hiver. Une belle prouesse d'écriture de la part de cette romancière que de coordonner deux destins parallèles qui peu à peu se resserrent jusqu'à se rejoindre ! Vous apprécierez en passant le clin d'oeil (dont je vous laisse le plaisir de la découverte) à ses lecteurs fidèles .
Nota : je viens d'apprendre sur le blog de Tatiana de Rosnay relatif à ce titre que le livre sera adapté au cinéma. L'adaptation sera écrite par Serge Joncour et le film sera réalisé par Gilles Paquet-Brenner.
Article également publié sur mon blog : http://entremotsetvous.over-blog.net
Ce billet, écrit à 22:03 par Marianne dans la catégorie Sélection a suscité :
Dans un pays sans nom, la stupeur s'installe au lendemain des élections municipales qui enregistrent plus de 80 % de votes blancs dans la capitale. Le gouvernement se tourne immédiatement vers la thèse du complot, décrète l'état de siège de la ville. A aucun moment, les dirigeants n'ont imaginé qu'il pouvait s'agir d'un rejet démocratique de leur politique. La population résiste de manière pacifique. La répression se met en marche, la presse se déchaîne. On a trouvé un bouc émissaire. Mais tous ces événements ont éveillé la conscience du commissaire de police en charge de l'enquête sur les fauteurs de trouble...
Cet agité de Rien-ne-sert le lapin a décidé qu'il serait le nouveau président des bois, des prés et des champs. Mais les amis de Lulu Vroumette la tortue ne sont pas d'accord et lui demandent de devenir leur cadidate. On organise donc un grand débat à la suite duquel les électeurs se rendent aux urnes pour donner leur voix.
Simonetta GREGGIO (Stock)
Alice aime ses pieds, les trouve amusants, même s'ils ne lui permettent pas de marcher.
Le dernière oeuvre d'Eric Hazan, la LQR Lingua Quintae Respublicae (la langue de la Cinquième République) fait référence à la LTI, Lingua Tertii Imperii (la langue du Troisième Reich) publiée en 1947 par Victor Klemperer, professeur juif allemand. 


