samedi 28 juillet 2007
Un Homme à abattre, contre-enquête sur la mort de Robert Boulin
Il est de ces lectures qui m’estomaquent, même lorsque je crois être un citoyen bien informé.Cette contre-enquête menée durant 5 ans par Benoît Collombat explore avec méthode tous les éléments qui accréditaient la thèse du suicide de Robert Boulin le 30 Octobre 1979.
Robert Boulin était alors ministre du travail du gouvernement de Raymond Barre et la lutte faisait rage entre les futurs présidentiables de 1981.
Résistant miraculé, Gaulliste de la première heure, cet homme était respecté par ses pairs et son courage et son honnêteté n’ont jamais été démentis.
Ce livre nous plonge dans les arcanes du pouvoir et met en lumière les basses manœuvres de personnalités encore très contemporaines. Je ne peux m’empêcher d’en extraire deux phrases de Fabienne Boulin expliquant les pressions subies par sa famille suite au décès de son père « Un peu comme si on vivait sous un régime communiste ! » ; « pendant dix ans, on a vécu la trouille au ventre » (pages 340 et 341). Tout ça pour un dossier cartonné rouge que les protagonistes d’alors recherchent toujours ?
Et que dire du dossier que le journaliste Philippe Alexandre a déposé aux archives nationales pour une ouverture en 2020… S’il y est encore ?
Cette affaire rejoint l’actualité judiciaire et vous en entendrez parler encore longtemps au fil des soulagements de conscience et des rebondissements.
Quelques recherches par mots clefs sur la toile vous en convaincront.
J’ai trouvé cet ouvrage rigoureux, surprenant, courageux et très fouillé. Je l’ai lu comme certains romans policiers de « James Ellroy », mais c’est de la mémoire d’un Homme, du respect de sa famille et de notre République dont il s’agit.
Ce billet, écrit à 15:09 par Thierry dans la catégorie Sélection a suscité :
Parfois, je rencontre un livre à propos duquel je me demande si je serai à la hauteur pour en parler... Ce nouveau texte de Charles Pennequin est tout simplement une splendeur. Tout, il y a tout : le dégoût de soi et du monde, une révolte absolue et totale contre tous les abrutissements. Ces précédents livres tenaient plus du ressassement, aussi du collage de réflexions désabusées, mais pleines d'une force et d'une énergie pas mélancoliques du tout, bien au contraire puissantes, très électriques. Souvent Pennequin dit JE, et se lance alors à l'assaut. Mais ici il élargit le cercle et son propos, et nous lisons alors des considérations sur le monde, le texte, le langage, les mots... comment s'exprimer, comment vivre... "Tous les livres sont des testaments inscrits sur le dos de l'auteur." p104. Le corps, la pensée... soumis, soumis, soumis !" Ouais ! On est des parasites et on fait bip dans le discours" p 44.
C'est là que toute sa vie va basculer. Plus personne ne cache son hostilité au regard des facéties du pasteur, ni l'évêque qui manque de justesse de mourir embroché par un javelot, ni les villageois qui apprécient moyennement ses prêches, ni la pastoresse qui doit supporter la présence d'un ours dans son foyer et voit d'un bien mauvais oeil l'arrivée de la charmante biologiste venue étudier les moeurs de l'animal. A bout de nerfs, la pastoresse demande le divorce et l'évêque met le pasteur d'office en congé.
Résumé : Noah est un jeune garçon qui doit prouver au monde avec l'aide de sa soeur, d'une barmaid et d'un ancien matelot que le bateau-casino que son père a coulé déversait des eaux salées et polluées dans un port de Floride. Son père va alors en prison. Grâce à un plan ingénieux, Noah arrive à contrer les plans du directeur du casino et sortir son père de prison. M. Muleman (le directeur) est emprisonné à son tour mais grâce au paiement de la somme de 10 000 € il quitte la prison. A cause de Muleman junior, le bateau coule une nouvelle fois et M. Muleman reste définitivement en prison.
En moins de 200 pages l'auteur énonce 40 bonnes raisons de ne pas faire d'enfant. En voici quelques unes :
Résumé : Ginny est une américaine de 17 ans. Elle va, à la suite de la mort de sa tante Peg, découvrir que sa tante voyageuse lui a laissé 13 petites enveloppes bleues. Elle devra pour chaque lettre faire ce qui est indiqué à l'intérieur. Celle-ci l'emmeneront aux quatre coins du monde, elles lui feront découvrir de nouvelles rencontres.Ce voyage lui apprendra beaucoup de choses sur sa personnalité et celle de sa tante. Mais elle devra suivre des règles: ne pas emporter de guides touristiques, ne pas emporter d'objets électroniques, avoir un strict minimum de bagages, avoir peu d'argent...
En juillet 2003, Josie Glausiusz, rédactrice en chef du "Discovery Magazine" proposait à Alain Weisman de rédiger un article sur ce qu'il se passerait si l'homme venait à disparaître de la surface de la terre. L'auteur, pris par le jeu, a poursuivi le travail au delà de l'article pour développer ce qui allait devenir Homo disparitus.





